FR: L’heure du grand départ a sonnée

28/8/2014 – -30 heures avant le départ pour l’Angleterre
La chanson du moment: Sade – King of sorrow

Par où commencer? Avec quels mots décrire le bordel qui se trouve dans ma tête en ce moment? Comment expliquer le fait qu’une partie de moi-même est en pleine lutte contre une autre partie de moi-même, que mes émotions, mes sentiments, se confondent de manière à ce que toutes leurs différences, leurs contradictions prennent tout leur sens? Avec des mots, me direz-vous. Je suis partagée entre deux sentiments: l’excitation, l’envie de déployer les voiles de mon bateau sur l’océan de rêves que me promet l’avenir, et puis la tristesse, ou plutôt dirais-je la nostalgie des instants passés, du connu, du vécu, de ma petite zone de confort, en somme. Les derniers jours passés ici ont été riches en émotions. J’ai été la pièce-maîtresse de splendides retrouvailles et de très belles rencontres, d’aurevoirs déchirants, d’accolades réconfortantes, de sourires bienveillants, de mots rassurants. Alors maintenant qu’amis et familles sont rentrés chez eux, que ma maison presque vide ne diffuse plus que le bruit répétitif de mon sèche-linge qui effectue ces dernières minutes de dur labeur,le syndrôme post-dourien fait son retour, me rendant plus fragile que jamais, bien que déterminée au possible à conquérir ce pays, cette ville que je compte faire miens, qui sont pleins de possibilités et de promesses.

 

tumblr_n0wa218szg1rl54gzo1_500Ma valise bouclée, mes cadeaux emballés, mes sacs fermés et les aurevoirs terminés, ce sera donc l’esprit tranquille que je quitterai ce qui a été une belle époque de ma vie, pour m’en approprier une autre. Après tout, combien de personnes ont l’occasion de vivre leurs rêves dans une vie? Combien de personnes voient un jour leurs plus profonds désirs se concrétiser, prendre vie? Comment y accéder, sinon en faisant quelques sacrifices. Certes il faut lâcher quelques objets du haut de la montgolfière, si l’on veut qu’elle reprenne de la hauteur. Bien sûr, on n’est jamais certains des paysages qu’elle pourra nous délivrer, à 6000 pieds au-dessus des mers. Mais il n’y a qu’une certitude: c’est que sans ces sacrifices, on n’aura jamais l’occasion de le savoir. Ma montgolfière prête à s’envoler n’attend plus que moi. C’est donc avec un petit pincement au cœur que je vous dis aurevoir, ou plutôt à bientôt.

 

 

 

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