FR: L’espoir fait vivre

19/8/2014 – -1 semaine avant le départ pour l’Angleterre
La chanson du moment: Chet Faker – Love and Feeling

Bonnnnnjour tout le monnnnde! ♥

Je voudrais tout d’abord m’excuser d’avoir si peu écrit ces dernières semaines. J’ose à peine imaginer l’état de frustration dans lequel toi, lecteur, dois se retrouver actuellement, tant il doit être profond et intense. Trêve de plaisanteries, je ne pense pas posséder une plume assez raffinée que pour rendre certains d’entre vous accros à mon blog comme à de la cocaïne mais bon.. Toi même tu sais que l’espoir fait vivre. Enfin soit, si réellement tu attendais de me lire et que tu es déçu de mon absence virtuelle de ces dernières semaines, sache tout de même que j’ai une excuse de choc: mon ordi est mort.
Non, ne rie pas. Ceci n’est pas une blague et l’état post-traumatique dans lequel il m’a laissé -et me laisse encore- est très sérieux. Comme après une difficile séparation, je suis passée par différentes phases. Le déni, d’abord. Durant cette étape un peu délicate, je me suis découverte une tendance quelque peu schizophrène, oui, tu l’auras compris, je parlais littéralement à mon ordinateur: “Oh non, non, non, non, non, tu ne peux pas me faire ça à moi, pas maintenant. Oh non s’il-te-plaît, je pars dans 15 jours, pitié (elle pleure)“. La colère ensuite: “PUTAIN MAIS NON C’EST PAS POSSIBLE, FAIS CHIER, MERDE QUOI (moi, vulgaire? mais nooonn!) (elle ferme son pc, l’ouvre, puis le ferme et l’ouvre encore, mais malheureusement, l’écran de celui-ci reste inchangé: fissuré de manière à ne plus du tout permettre la lecture de l’écran, bref, inutilisable)“. Vint ensuite une phase de marchandage durant laquelle je me promis qu’après une très longue nuit de sommeil qui se voudrait réparateur, mon cher ordinateur se verrait transformé, scintillant comme à ses premières heures. Je suis tristement obligée d’admettre que je ne vis pas dans un Disney, et que ma marraine n’est pas une fée, qui par conséquent, aurait pu réparer miraculeusement l’objet de mon désespoir durant mon sommeil. Après avoir longtemps pleuré et un peu dormi, mon ordinateur était donc à son état initial: kaputt. Je navigue donc actuellement entre la phase de dépression et d’acceptation, attendant désespérément que mon informaticien m’appelle m’annonçant la merveilleuse nouvelle.

Si je calcule bien, cela fait donc 20 jours que je n’ai plus rien écrit (à mon plus grand désespoir, tu l’auras compris). La question est donc: que s’est-il donc passé durant ces 20 jours? Après avoir passé un peu de temps avec mon petit papa que je n’avais plus vu depuis longtemps, et invité consécutivement tous mes oncles et tantes à manger “parce qu’il faut entretenir les liens” je me suis de nouveau enfuie à différents festivals. Le premier de Jazz, d’abord, où j’ai soit dit en passant découvert un très chouette quartet israélien, qui m’a donné envie plus que jamais de me remettre au piano (ça tombe bien vu que je rentre dans une école de musique!). J’ai ensuite passé un petit peu moins d’une semaine à un super festival de consommation collaborative, un peu dans l’esprit Mai 68, très sympathique, où j’ai rencontré, s’il existe, ce qui doit sans doute être l’homme parfait (je prie d’ailleurs pour qu’il ne lise jamais cet article, de peur de me prendre ce qui deviendra sans aucun doute la plus grosse honte de ma vie). Ce bel Allemand à l’accent absolument adorable (qui eu cru un jour que je dirais que l’accent allemand pouvait être adorable?!) a tout simplement été le rayon de soleil de mon week-end et je prie pour que la vie nous remette un jour sur le même chemin (dans le pire des cas, les occasions, ça se créé, pas vrai?). Cela fait donc deux jours que je suis un peu sur un petit nuage, c’est sans doute ridicule puisqu’il y a de fortes chances que je ne le revois plus jamais, mais tu sais bien que l’on ne peut pas être rationnel dans des moments comme celui que je suis en train de vivre. Et puis c’est beau de rêver, et puis c’est beau l’Espoir, et puis c’est beau l’Amour (non, non je ne m’emballe pas; pas du tout, du tout même!). Si ma niaiserie t’ennuie, sache tout d’abord que je m’en contre-fous (si, si!) et ensuite qu’il va falloir s’y habituer, car si mon beau Roméo a le malheur de m’envoyer un message -le plus banal soit-il- on va encore en entendre parler durant des semaines (non, il n’est pas encore trop tard pour t’enfuir en courant, que dis-je? en sprintant!). D’autant plus qu’en 48 heures, je me suis transformée en véritable agente du FBI en filature du plus grand suspect de l’histoire. Je traque la moindre notification Facebook, vérifie, revérifie encore que l’innocent homme qui fait chavirer mon cœur ne m’ait pas envoyé un message, ce qui signifierait, du moins je l’espère, qu’il éprouve ne serait-ce qu’un tout petit peu d’intérêt pour moi. Alors sans doute deviendrais-je fébrile et lirais-je avec beaucoup d’émotions les quelques mots qu’il aurait précédemment tapé sur son clavier à 298,85 km de moi (oui j’ai été vérifié sur internet, on s’accorde à dire que ça fait peur). Petit Jésus, si tu passes par ici, je t’en supplie, fais donc en sorte qu’il ne lise jamais ce que je viens d’écrire, alors, je te promets, je serais capable des choses les plus folles comme de cesser de balancer frénétiquement mon pied droit en période de stress, l’abstinence totale jusqu’au mariage ou même de me perdre au fin fond de l’Amazonie pour étudier le comportement des moustiques porteurs de malaria.
Bon, sinon A PART ÇA, j’ai revu des gens qui comptent énormément pour moi, dis au revoir à d’autres qui vont sans aucun doute beaucoup me manquer, et puis j’ai commencé une to do list avec toutes les choses qu’il faut que je fasse dans les dix prochains jours (dont le but premier est de me rassurer). Si je devais résumer, je dirais donc que hormis un gros pincement au cœur par moment en songeant au fait que je quitterai bientôt tout ce que je connais, je vais donc très bien et suis plutôt confiante rapport à ce voyage que j’attends décidément avec impatience, je ressens d’ailleurs la même excitation que lorsque j’étais enfant avant la rentrée scolaire. Je commence tout doucement à projeter, à m’imaginer les premiers instants avec ma famille, à l’école, et même une éventuelle rencontre avec mon Allemand dans la capitale anglaise (mais allez hein, laisse-moi espérer espèce de rabat-joie!).

hug2

(ouais dans mes rêves, ça finirait un peu comme ça!)

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